Mickey, 90 ans et pas une ride !

C’est certainement grâce aux éclats de rires que nous provoquent les dessins animés de Disney que la plus célèbre des souris n’a pas une ride pour ses 90 printemps ! Quoi de mieux pour fêter une si belle décennie que de jouer la carte arty 😉

38 écoles de design ont participé au concours « Mickey Is Art », les étudiants ont été invités à réinterpréter Mickey à travers un courant artistique qui les inspire. Les ouvres primées sont exposées depuis quelques semaines dans les plus grandes gares françaises. Et dès septembre, mises en vente à la galerie Glénat, lieu magique pour les férus de planches originales de BD.

Par ailleurs, tous les français sont invités à interagir sur les réseaux sociaux avec le #Mickey90, tout au long de l’année pour participer aux célébrations de l’anniversaire de cette iconique souris.

Une partie des écoles participantes : l’ECV – Creative Schools & Community (Ecoles d’art, design et animation) de Paris, Bordeaux, Lille, Nantes et Aix-en-Provence, ESADSE (Ecole sup.d’Art et de Design de St Etienne), Rubika, Ecole Supérieure des Arts Modernes (ESAM design), Kedge Design School,Paris School of Visual Arts, Ecole Supérieure des métiers artistiques (ESMA), Boulle, Lycée Jean Monnet (Ecole Supérieure de design et métier d’art d’Auvergne), Lycée Jean Perrin (DSAA créateur concepteur – création industrielle, Lycée Léonard de Vinci (Pole Supérieur de design), ENSAPC (Ecole supérieure d’Arts de Paris Cergy), ENSA Limoge (Ecole nationale supérieure d’Art), Paris Collège of Art, Ecole de Design, STRATE Ecole de design.

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Enfance Palais de Tokyo

Cela faisait bien longtemps qu’aucune exposition du Palais de Tokyo ne m’avait tentée.

Mais cette nouvelle saison, intitulée Enfance, m’a réconciliée !

Plusieurs artistes nous replongent dans nos souvenirs et autres jeux d’enfants.

Tout commence par un accueil magistral : une maison de poupée recouvre la façade du Palais, œuvre plus grande que nature ! On passe ensuite dans une salle de classe avec des bureaux d’écoliers grand format avant de passer devant un mur recouvert d’un abécédaire.

D’autres œuvres sont plus compliquées à décoder, comme souvent dans ce lieu…!

Ne manquez pas la sieste des clowns, une salle habitée d’une vingtaine de personnages haut en couleur qui semblent endormi.

Perle de cette expo : l’œuvre de Laure Prouvost qui vient d’être choisie pour représenter la France à la Biennale de Venise en 2019.

Ces œuvres nous permettent de réfléchir sur notre passé qui influe sur la construction de nos identités. Une sorte de madeleine de Proust !

Gaité Lyrique – Capitaine Futur et La Super Nature

Vous connaissez Capitaine Futur ? Ce personnage fictif et mystérieux qui depuis 2011 sert de fil conducteur et de guide dans les divers événements de la Gaité Lyrique.

Cette fois, on explore avec lui le « Wild Wide Web » une sorte de jungle merveilleuse entre art et technologie.

Encore une exposition numérique, me direz-vous ? Et oui … il est grand temps que j’aille me recharger à Orsay 🙂

J’ai donc fait la rencontre de fleurs bioluminescentes, de robots méduses, de nuages connectés …

un chouette moment à faire avec des enfants et leur proposer également un des ateliers « Robigami » ou l’art de créer un robot en origami.

L’atelier des lumières – Centre d’art numérique

Imaginez une ancienne fonderie datant de 1835 transformée en lieu complément artistiquement fou… l’atelier des lumières : 2000 m2, 140 vidéoprojecteurs et 50 enceintes. Cette technologie et scénographie permet de littéralement rentrer dans les œuvres, 3000 images dont des tableaux de Klimt entre autres au son de valses de Vienne.

C’est davantage un spectacle numérique qu’on vient voir, plus qu’une exposition. Mais qu’importe on en ressort ébloui et désorienté.

Ça m’a fait pensé à l’expérience vécue à la Halle de la Villette – mais en moins bien selon moi car ici les tableaux sont « travaillés » « trafiqués » alors qu’à la Villette les tableaux étaient tels que, on avait moins la sensation d’un spectacle.

Au diapason du monde – Fondation LV

Déjà 4 ans que la fondation Louis Vuitton a ouvert ses portes. Pour cette nouvelle exposition, la Collection de Bernard Arnault est à nouveau à l’honneur dans ses murs. 29 artistes propose la relation de l’homme au monde actuel. Je me suis ainsi retrouvée face a un joyeux « bazar » artistique. Ça foisonnait dans tous les sens. Néanmoins j’ai été enchantée par la grande salle so Kawaï offerte par Murakami 💖. Nous offrant un ours géant sur fond de fleurs colorées. Et toujours Yves Klein dont on ne lasse pas de son bleu infini. Heureuse également de revoir « la Ballade de Trotski » et son iconique cheval empaillé suspendu. Enfin dans les autres œuvres qui m’auront marquées, la jolie reprise des bords d’Asnieres sur Seine de Seurat par Wilhelm Sasnal.

En plus de cette collection éclectique, c’est toujours un bonheur de visiter ce lieu féerique offrant une vue splendide sur Paris et le bois de Boulogne.

Artistes et Robots Grand Palais

Un robot peut-il créer de l’art ? En sortant de l’exposition au Grand Palais, vous ne pourrez plus dire non. Beaucoup d’émotions mélangées lors de cette visite : l’interrogation : une machine peut vraiment créer ? Et ce sentiment d’être aux prémisses d’une révolution technologique. Bien que les robots et l’intelligence artificielle aient déjà beaucoup investi nos vies.

Lors de cette visite, j’ai eu l’impression d’être à l’une des époques charnières de l’art (Yves Klein et ses monochromes, Andy Warhol et ses sérigraphies…) Ce sentiment que l’on bascule dans une autre époque, une nouvelle façon de voir et de concevoir les choses mais surtout l’art !

Conciergerie – « Détournement » Stéphane Thidet

L’année 1910 parle à tous les parisiens et plus globalement les Français. C’est l’année de la crue de la Seine. Ce que l’on sait moins, c’est que la seine s’est invitée à la conciergerie. C’est de ce souvenir lointain voir très lointain, voir en réalité pas du tout un souvenir vécu, que l’artiste Stéphane Thidet s’est inspiré. Il fait rentrer à nouveau la seine dans cette grande salle, haut lieu de l’Histoire lié à l’enfermement et à la détention. C’est par infraction que la seine s’est à nouveau invitée favorisant ainsi une rencontre inédite entre ce bâtiment puissant, inviolable et le fleuve. Grâce à cette exposition on s’interroge sur la place de la seine de notre capitale, à son rôle naturel, historique et structurel. Et nous incite naturellement à nous poser la question de la réappropriation du fleuve, de ses berges et sur le devenir de l’île de la cité.