La fiac, comme si vous y étiez !

Pas le temps d’aller à la fiac ?

Le site Artsper a tout prévu ! Ici !

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est la fiac (bouuuu) voici quelques éléments sur la Foire internationale d’art contemporain !

Événement incontournable de l’automne, qui se déroule depuis 1974 à Paris. Pendant plusieurs jours, cette exposition artistique et commerciale devient le lieu de rencontres internationales entre galeristes, collectionneurs, conservateurs, directeurs de musées ainsi que des personnalités du monde de l’art contemporain.

Et pour ceux qui n’auraient pas la chance de pouvoir accéder dans le Grand palais, une exposition à ciel ouvert est proposé aux Tuileries : Fiac Hors Les Murs.

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Bernar Venet Musée d’Art Contemporain Lyon

Lorsque j’ai vu que le musée d’Art contemporain de Lyon proposait une rétrospective de Bernar Venet, je me suis dit : chouette, des œuvres monumentales et en acier en perpective ! Mais que nenni ! C’est plus de 170 œuvres présentées : premières performances, dessins, diagrammes, peintures, jusqu’aux photographies, œuvres sonores, films et sculptures, retraçant ainsi 60 années de création.

Toutes les étapes de sa création y est décrite. A 20 ans il disait « souhaiter retirer toute charge d’expression contenue dans l’œuvre pour la réduire à un fait matériel ». Bon… une fois qu’on a dit ça, on comprend mieux pourquoi son œuvre, présentant du goudron étalé sur le sol est réduite à son plus stricte appareil. Il s’est même approprié l’astrophysique, la physique nucléaire, la logique mathématique… qui a dit que les artistes étaient (simplement) fous !?

L’œuvre protéiforme de Bernar Venet reste encore mal connue car elle est souvent exposée partiellement. Il faut la re/contextualiser, comme toujours, pour en comprendre son intégralité afin d’en cerner l’ampleur, la complexité, la poésie et l’évidence. J’avoue ne pas avoir trouvé spécialement belles l’intégralité de ses œuvres, mais j’ai été servie en matière d’œuvres monumentales !

De quoi me rappeler son exposition à Versailles en 2011.

Les impressionnistes à Londres

Rien ne pouvait me rendre plus joyeuse, en ce dimanche pluvieux, qu’une promenade dans l’un de mes musées préférés, pour y voir des peintres impressionnistes (ahhh j’adore) le tout à Londres (ahhh j’adore).

J’y ai même découvert des artistes comme Carpeaux, Tissot, Daubigny qui se sont installés à Londres. Ça change des Monet, Sisley et Pissaro, même s’ils étaient aussi de la partie !

Cette exposition n’est pas seulement un enchaînement de tableaux, c’est véritablement un voyage dans cette ville,

grâce à une scénographie jonchée de témoignages sonores. On est alors immergé dans le quotidien des artistes français en exil à Londres à cette époque.

Et pour finir en beauté cette expo, passage obligé par le jardin, pour une boisson chaude bien méritée.

Les jardins de Chaumont-sur-Loire

Pas de repos même l’été pour la férue d’art que je suis ! Alors quand je peux coupler vacances et art contemporain, je ne me gêne pas !

C’est donc sur le chemin de notre villégiature que nous avons fait notre 1er « arty stop » : Le festival des jardins du Domaine de Chaumont-sur-Loire, un château sur les hauteurs de la Loire. Ce domaine est voué à la relation de la nature et de la culture, de la création artistique et de l’intervention paysagère, du patrimoine et de l’art contemporain.

Chaque année depuis 1992 les jardins du château offrent une sélection de créations paysagères en lien avec un thème particulier. Cette année : la pensée. En pêle-mêle et sur les jardins qui ont retenus mon attention : celui dont des objets sont enfouis dans la terre comme dans les souvenirs, ou encore celui offrant une petite bulle de repos pour « être dans ses pensées » Mention spéciale pour le jardin japonais qui laisse incroyablement zen après son admiration ou celui avec l’attrape rêve pour faire de belles nuits.

Vivement l’année prochaine pour découvrir encore de jolies merveilles !

Mickey, 90 ans et pas une ride !

C’est certainement grâce aux éclats de rires que nous provoquent les dessins animés de Disney que la plus célèbre des souris n’a pas une ride pour ses 90 printemps ! Quoi de mieux pour fêter une si belle décennie que de jouer la carte arty 😉

38 écoles de design ont participé au concours « Mickey Is Art », les étudiants ont été invités à réinterpréter Mickey à travers un courant artistique qui les inspire. Les ouvres primées sont exposées depuis quelques semaines dans les plus grandes gares françaises. Et dès septembre, mises en vente à la galerie Glénat, lieu magique pour les férus de planches originales de BD.

Par ailleurs, tous les français sont invités à interagir sur les réseaux sociaux avec le #Mickey90, tout au long de l’année pour participer aux célébrations de l’anniversaire de cette iconique souris.

Une partie des écoles participantes : l’ECV – Creative Schools & Community (Ecoles d’art, design et animation) de Paris, Bordeaux, Lille, Nantes et Aix-en-Provence, ESADSE (Ecole sup.d’Art et de Design de St Etienne), Rubika, Ecole Supérieure des Arts Modernes (ESAM design), Kedge Design School,Paris School of Visual Arts, Ecole Supérieure des métiers artistiques (ESMA), Boulle, Lycée Jean Monnet (Ecole Supérieure de design et métier d’art d’Auvergne), Lycée Jean Perrin (DSAA créateur concepteur – création industrielle, Lycée Léonard de Vinci (Pole Supérieur de design), ENSAPC (Ecole supérieure d’Arts de Paris Cergy), ENSA Limoge (Ecole nationale supérieure d’Art), Paris Collège of Art, Ecole de Design, STRATE Ecole de design.

Fukami Hôtel Salomon de Rothschild

Si vous n’aimez pas l’art japonais, premièrement, changez de blog 😉 mais surtout ne vous rendez pas à l’exposition « Fukami » à l’hôtel Salomon de Rothschild.

Dans le cadre de l’année du Japon en France (youpiiii) ce lieu magique jamais ouvert au public a déverrouillé ses portes à plus de 10.000 ans d’histoire de l’art japonais.

L’expo s’ouvre sur une sublime fresque au sol, éphémère pour se poursuivre sur une salle recouverte d’éclat de roches dures.

Pépite du lieu : une chambre obscure pour encore mieux apprécier les trésors d’Hokusai et de son sacré Fuji.

Entre tradition et modernité, c’est bien ce qui caractérise le Japon, à l’image une robe ancestrale mais faite en jeans ou encore la suite et fin de l’expo offrant au visiteur un voyage à travers un nuage de mousse, le tout plongé dans le noir.

Cette exposition ouvre la saison Japonisme à Paris : profitez-en !

https://japonismes.org/fr/officialprograms

Enfance Palais de Tokyo

Cela faisait bien longtemps qu’aucune exposition du Palais de Tokyo ne m’avait tentée.

Mais cette nouvelle saison, intitulée Enfance, m’a réconciliée !

Plusieurs artistes nous replongent dans nos souvenirs et autres jeux d’enfants.

Tout commence par un accueil magistral : une maison de poupée recouvre la façade du Palais, œuvre plus grande que nature ! On passe ensuite dans une salle de classe avec des bureaux d’écoliers grand format avant de passer devant un mur recouvert d’un abécédaire.

D’autres œuvres sont plus compliquées à décoder, comme souvent dans ce lieu…!

Ne manquez pas la sieste des clowns, une salle habitée d’une vingtaine de personnages haut en couleur qui semblent endormi.

Perle de cette expo : l’œuvre de Laure Prouvost qui vient d’être choisie pour représenter la France à la Biennale de Venise en 2019.

Ces œuvres nous permettent de réfléchir sur notre passé qui influe sur la construction de nos identités. Une sorte de madeleine de Proust !