Nabis – Musée du Luxembourg

J’ai toujours du mal à me décider à me rendre au musée du Luxembourg tant il est exiguë mais surtout tellement les visiteurs sont… quelque peu sur le déclin. En d’autres termes, ça sent le vieux et qui dit vieux dit foule stagnante devant les tableaux, volume des conversations au plus haut (#PaieToiUnSonotone) et regards désobligeants lorsque j’ose sortir mon téléphone pour vous faire de jolies photos. Mais bon, j’avais quand même vachement envie d’aller voir de plus près ces retraités, enfin non l’expo sur les Nabis! Me voilà donc en route pour le 6e arrondissement de Paris.

Les Nabis, c’est qui, c’est quoi ? Un petit groupe de jeunes artistes fascinés par la peinture de Gauguin qui ont dit fuck à l’impressionnisme qu’il jugeaient trop proche de la réalité. Nabis signifie « prophètes » en hébreu, rien que ça !

Ils ont voulu abolir la frontière entre beaux arts et arts appliqués et se sont inspirés de la littérature, du théâtre et de la poésie.

On ressent quoi devant leurs tableaux ? La vie ! Grâce à des œuvres originales, joyeuses et rythmées.

Beaucoup de ces peintres recevaient des commandes pour orner les intérieurs contemporains. Ils avaient le désir de créer un art accessible à tous.

Quand on pense à ce courant, ce sont surtout les fleurs qui viennent à l’esprit. En effet, c’est en 1891 qu’apparaît pour la 1e fois des motifs végétaux et des figures féminines grâce à Pierre Bonnard.

Il sera suivi par Maurice Denis, Edouard Vuillard et Ker-Xavier Roussel.

En parallèle ils développent un intérêt pour le Japonisme en visitant une expo au printemps 1890. Ils apprécient particulièrement la simplification des formes, les couleurs vives et la fantaisie décorative qu’offre la culture japonaise.

De cet engouement naîtra notamment une revue pour les #JapanAddict « Le Japon artistique » destinée à faire connaître les techniques traditionnelles japonaises et les grands artistes.

On ressort revigoré de cette petite (car il faut bien l’admettre, il y a peu d’œuvres présentées) parenthèse nabisnienne. Oui j’invente des mots, je fais ce que je veux, c’est bon blog.

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Fondation Yves Saint Laurent

Vous êtes-vous déjà demandé un jour, si vous n’aviez pas pris telle ou telle décision comment aurait été votre avenir ?

Dans le cas présent de cette nouvelle exposition que j’aimerais vous faire découvrir, tout commença par une belle « synchronicité » bien que triste.

Et si Dior n’était pas mort ? Et si à cette époque le jeune Yves Saint Laurent n’avait pas repris les rênes de cette maison ? Évidemment il fallait bien plus qu’un mauvais coup du sort pour l’empêcher de devenir ce qu’il est devenu.

Puisque YSL est un créateur depuis sa plus tendre enfance – il dessinait déjà adolescent des costumes de théâtre.m et remporta un prix pour ses créations.

Vous l’aurez certainement deviné, je me suis enfin rendu à la fondation Yves Saint-Laurent.

Outre la beauté du lieu, près d’Alma-Marceau, c’est la modernité de ses créations qui surprend. Le créateur et son célèbre acolyte Pierre Bergé ont réussi à créer une maison haute couture accessible à la parisienne fan de Prisunic.

YLS aimait la peinture et a donc mis en avant dans ses peintres préférés : Picasso Matisse ou encore Mondrian. Il s’est également inspiré de grandes époques ; du Moyen Âge ou encore la révolution espagnole.

Il explore l’histoire de la mode au travers de sa création et transforme des toges antiques en robes du soir drapées.

Ce lieu est également l’occasion d’y voir un film émouvant retraçant l’histoire croisée de YSL et BG : du travail à l’amour ainsi qu’une immersion dans son atelier… un moment très émouvant.

La maison a officiellement arrêtée en 2002. Cette fondation parisienne est la deuxième, avec celle de Marrakech, ville tendrement affectionnée par ses deux amoureux de la mode.

Fondation Louis Vuitton – collection Samuel Courtauld

Pour une fan inconditionnelle comme moi des impressionnistes me rendre à la Fondation Louis Vuitton pour découvrir la collection de Samuel Courtauld fut une immense joie.

Mais c’est qui ce Samuel !? Un mécène anglais, qui possédait l’une des plus significatives collections de peintres impressionnistes et rassemblés pour la première fois à Paris depuis 60 ans ! (Nan mais quelle chance d’habiter à Paris quand même !)

C’est donc à vélo que je me suis rendue dans ce musée bateau, bah oui il ressemble quand même vachement à un bateau l’ouvre de Frank Gehry.

Samuel a donc fait sa carrière dans le textile et avait décidé de faire un don de 50 000 lives à la National Galery. Cette dernière étant en travaux, nous avons la chance de voir sa collection en France ! Et c’est plutôt normal honnêtement que certains tableaux soient « de retour » ici.

Car l’exposition réunit les chefs-d’œuvre des plus grandes peintures françaises de la fin du XIXème siècle et du tout début du XXème siècle : Manet, Seurat, Cézanne, Van Gogh, Gauguin.

Vous y verrez quels tableaux ?

Bar aux Folies-Bergère de Manet (1882) 

Nevermore de Gauguin (1897)

La Loge de Renoir (1874)

La femme se poudrant de Seurat (1889)

L’autoportrait à l’oreille bandée de Van Gogh (1889). Ainsi qu’une sublime collection d’aquarelles de Turner.

En sortant de cette exposition, vous vous demandez peut-être comme moi, mais que serait l’art sans les riches ? Et que serait devenu le jardin d’acclimatation sans Arnault. Car avec le billet de la fondation vous pourrez vous y balader à l’oeil 🙂 Merci qui ?

Accord de Paris – Galerie Mathgoth BORDALO II

Quand l’art urbain rencontre l’écologie ou plutôt quand l’écologie rencontre l’art urbain…. enfin les 2 sens peuvent fonctionner pour décrire cette exposition.

Et c’est l’artiste BORDALO II (le 1e étant son père) qui expose en ce moment à la galerie Mathgoth, dans la 13e, ses œuvres écologiquement engagées. Je ne connaissais pas cette galerie… disons qu’on est loin du charme des lieux cosy du 4e mais cet espace brut et atypique de plus de 700m2 s’inscrit bien dans l’univers de cet EcoloArtiste.

Vous y retrouverez quoi ? Une trentaine de sculptures d’animaux, menacés d’extinction, réalisées à partir de déchets plastiques, symbolisant les conséquences désastreuses de la mondialisation.

Ce que j’en ai pensé : ouais mais c’est trop fastoche de faire les poubelles et de faire une œuvre de ses trouvailles ! Bah en fait… non ! Cela demande un travail minutieux, de la patience et de la recherche précise pour trouver LE bon objet, de LA bonne couleur pour représenter l’animal.

Amusez-vous à imaginer la fonction 1ère des bouts de plastique, bouchons et autres planches de bois composants les œuvres.

Rdv à la galerie Mathgoth pour y re-découvrir cet Arcimboldo écolo du 21e siècle. C’est coloré, engagé, rafraîchissant et surtout rassurant car c’est autant de déchets en moins dans les océans !

Michael Jackson – Grand Palais

Plus que quelques jours pour vous rendre à l’exposition « Michael Jackson on the Wall » au Grand palais.

Enfin, si comme moi vous passez outre les « petits» démêlés qu’il a eu avec la justice. Il est vrai qu’en arrivant à cette exposition, j’ai dû faire face à un cas de conscience. Dois-je aller voir une exposition faisant l’apologie d’une personne telle que lui ? Et qui plus est avec ma petite fille de 4 ans…

Ce questionnement personnel étant passé, j’ai été agréablement surprise par le foisonnement de œuvres artistiques ayant pris comme inspiration le roi de la pop. Une fois passées les « traditionnelles » performances d’Art contemporain de danses rendant hommage à ses plus beaux pas de danse – classique dans ce type d’exposition, on y retrouve de très jolies photos de David LaChapelle.

Des portraits chronologiques mettent en avant la métamorphose physique de MJ et on découvre qu’il avait échangé avec les plus grands artistes tels que Warhol ou encore Keith Haring. J’ai enfin adoré le « mur musical » où l’on entend et voit des fans qui reprennent en cœur une de ses chansons mythiques.

Nuit au Panthéon

Il vous manque du temps pour visiter les musées ? Quoi de mieux que les nocturnes ? Mais les vraies nocturnes… celles qui se font à la lampe torche ! C’est ce que la ville de Paris propose avec sa 3e édition de la Nuit au Panthéon jusqu’à la fin du mois. Imaginez l’obsurité dans ce lieu magique, chargé d’émotions avec comme seul guide des lampes torches ! Dépaysement et désorientation assuré ! De la Nef à la crypte (même pas peur) en passant par l’exposition du moment consacrée à Georges Clemenceau, bousculez vos habitudes de consommation artistique 😉 J’y ai (enfin) découvert le pendule de Foucault qui avait permis de prouver la rotation de la Terre ! Ou encore (plus glauque) le coeur de Léon Gambetta. (et oui, il s’appelait Léon au passage 😉
 

JR à la MEP

J’ai eu une révélation en déambulant dans l’exposition JR à la mep : ça y est, je connais des artistes connus dont j’ai vécu leur début de carrière… ça ne me rajeuni pas quand même 😉

Quoi de plus inhabituel que d’aller dans un musée, voir les œuvres d’un artiste qui expose habituellement sur les murs des villes ?

Retour en arrière, en 2001, il trouve par hasard un appareil photo oublié dans le métro, c’est le point de départ. Il part alors sur les routes des grandes villes européennes à la rencontre de leurs habitants.

Entre 2004 et 2006 il réalise « portraits de générations » des portraits de jeunes de banlieue qu’il expose, en très grand format, sur les murs de la Cité des Bosquets de Montfermeil.

Depuis il n’a eu cesse de mettre en avant les exclus. Grâce à la technique du collage photographique il expose librement, mais pas toujours, sur les murs du monde entier, attirant ainsi l’attention de ceux qui ne fréquentent pas les musées habituellement.

Mais qui est JR : un grapheur, performeur, photographe, sculpteur, cinéaste, les termes ne manquent pas pour tenter de le définir.

Et pour parler de son exposition à la Mep, je dois l’avouer elle m’a déçue. Tout y parait simple tellement elle est peu documentée. J’en ai plus appris sur sa façon de coller dans le documentaire avec Agnès Varda.

Mais bon… c’est L’Expo du moment, alors je me devais de la faire !