La belle vie numérique Fondation EDF

Voilà depuis plusieurs semaines que la fondation EDF se faisait une beauté. C’est avec un grand plaisir que nous l’avons ré-visité en ce samedi après-midi. L’exposition est consacrée à l’art numérique.

Enfin non, pardon, dès l’entrée , on nous indique que « ceci n’est pas une expo d’art numérique mais le regard porté par 30 artistes contemporains sur la transformation de notre vie quotidienne avec l’apparition d’Internet et des technologies numériques »

On déambule à travers 2 parcours et on découvre la vision de ces artistes – la façon dont ils inventent des nouvelles manières de faire et de penser. Car oui la révolution technologique touche aussi l’art. À en voir ce tableau de Rembrandt, entièrement fait par un ordinateur.

Mais aussi comment (malheureusement, ou heureusement) les outils de création sont influencés par les GAFA.

La technologie est partout, elle peut aussi venir des plantes. On touche du lierre et la musique résonne.

J’avoue avoir été plus souvent émerveillée par des expositions dans ce lieu. Mais il était intéressant de voir comment la technologie empiète partout.

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Women House – Monnaie de Paris

Pour aller voir une expo sur l’histoire de la femme dans son intérieur, il vous faut au choix, une conscience GirlPower, une copine Femen (avec soutien gorge, sinon tu passes pas l’entrée) ou mieux encore ta mamie de 85ans. Elle pourra commenter les œuvres avec son regard, elle, qui quand elle avait ton âge, n’avait pas le droit d’ouvrir un compte sans le consentement de son mari entre autre …

C’est donc par une belle journée de début 2018 que je me suis rendue à la Monnaie de Paris. Sont mises à l’honneur les œuvres de quarante artistes femmes dans l’exposition « Women House ». Sont exploité les liens entre les femmes et les espaces domestiques, entre emprisonnement et libération.

Cette exposition trouve son nom dans le projet « Womanhouse » de Myriam Shapiro et Judy Chicago (Ecole des arts de Californie, 1972). Ces deux directrices du Programme d’art féministe n’avaient pas d’espace pour dispenser leurs cours, et décidèrent d’investir une maison avant sa démolition et d’en faire une « maison » de femmes, où chaque artiste prendrait possession d’une pièce.

Admirez la fameuse araignée de Louise Bourgeoise. Ou encore une Nana de Nikki de Saint Phalle.

Degas, Danse, Dessin – Musée l’Orsay

C’est un hommage au travail de Degas dont on fête le centième anniversaire de la mort et plus spécifiquement à ses dessins qui est proposé au musée d’Orsay. Conçue comme un dialogue entre le peintre et le poète Paul Valéry, cette exposition révèle la collection impressionnante de dessins de Degas.

Quand je pense à Degas, des tableaux de danseuses à la pastel me viennent en tête. Il est vrai que cette rétrospective en est riche. On y voit aussi beaucoup de sculptures dont la plus célèbre et la plus décriée « la Petite Danseuse » réalisée en cire entre 1875 et 1880. Le modèle, de 14ans se nommait Marie van Goethem.

On y note également son goût pour les grimaces du corps, à bien y regarder les visages, nombreux sont ceux qui semblent se moquer de nous ! On comprend que Degas avait une sensibilité pour la mimique.

J’ai été touchée par la présentation de sa boîte de pastels. C’est toujours émouvant de voir de ses propres yeux un objet ayant appartenu à un artiste. Vous y découvriez également la couverture du livre de P.Valéry qui a donné le nom à l’expo : Degas, Danse, Dessin.

L’expérience de la couleur – Sèvres-Cité de la Céramique

Vous vous caillez les miches ? Allez donc vous réchauffez au musée de la Céramique de Sèvres pour leur expo temporaire du moment : « L’expérience de la couleur » J’avais l’habitude d’y aller l’été, pour profiter également du jardin de Saint-Cloud qui l’entoure mais cette fois-ci je me suis contentée d’admirer les œuvres sans balade au vert.

On nous avait promis un voyage sensoriel pour cette nouvelle expo… bon, évidemment ma vue a été touchée, mais ça s’est arrêté là. Non, définitivement, j’ai beau réfléchir, je n’ai pas senti les pigments de couleurs (ça aurait pu faire l’objet d’un atelier ?!) ni goûté aux pinceaux de peinture et encore moins écouté le vert se mélangeant au jaune.

Mais je n’ai pas été déçue par les 4 thématiques développées : la couleur lumière, de couleur matière, couleur geste et de la couleur espace. Une question est posée tout au long du parcours : comment percevez-vous la couleur ? C’est aussi l’occasion de revenir sur le patrimoine exceptionnel dont dispose la cité de la céramique. Plus de 1000 tonalités au service du patrimoine et de la création contemporaine. C’est fou de se dire que cette variété de palette a été élaboré à partir de 1740. Les nuanciers ont évidemment été complété et amélioré en fonction de l’évolution de la technique, des sciences mais aussi de l’imagination des artistes. Les plasticiens, céramistes, designers parlent une langue commune, celle de la couleur. Que dire de Yves Klein, Julio Le Parc ou encore Pierre Soulages qui en ont fait une obsession…

Si vous êtes du genre Color maniaque, vous appréciez la scénographie classant les céramiques par couleurs.

Irving Penn – Grand Palais

Encore une jolie exposition au Grand Palais ! Pour le centenaire de la naissance d’Irving Penn le musée s’est livré à une (petite) rétrospective. Élégante simplicité et rigueur remarquable pour ce photographe de mode qui a marqué son temps et le monde de la mode, entre autre.

Splendides portraits de Pablo Picasso, Yves Saint Laurent, Audrey Hepburn, Alfred Hitchcock… il a traité le corps en portrait (habillé) et des nus (aussi) ainsi que des natures mortes.

Il disait : « J’ai toujours été fasciné par l’appareil photo. Je le reconnais pour l’instrument qu’il est, mi-Stradivarius, mi-scalpel. » c’est dire la précision de ses ‘clic’.

Il savait faire ressortir l’intensité d’un regard avec comme simple décor un rideau, rideau d’ailleurs présenté comme œuvre au mieux de l’exposition.

Preuve s’il en fallait encore une, que la photo est un véritable art et que l’IphoneX ne suffi pas (même s’il fait de belles photos 😉

Sophie Calle – Musée de la Chasse et de la Nature

Vous avez toujours rêvé d’en savoir plus sur la vie de Bob, Bob Calle ? Sophie, sa fille, nous en parle, enfin elle parle surtout de son absence, dans le sublime Musée de la Chasse et de la nature. Les œuvres décoiffantes de cette artiste se mélangent à merveille avec les animaux empaillés et autres tableaux de chasse. Ça tombe bien car la mort est omniprésente. Cette exposition nous offre une déambulation guidée par la mort, magnifiée par une scénographie grave et ludique. Comme souvent dans les œuvres de Sophie Calle, l’absence, le manque et la mémoire sont traités. On a même le droit d’y participer en répondant à la question : « que faites-vous de vos morts » ? Une belle occasion de visiter ce musée méconnu.