Michael Jackson – Grand Palais

Plus que quelques jours pour vous rendre à l’exposition « Michael Jackson on the Wall » au Grand palais.

Enfin, si comme moi vous passez outre les « petits» démêlés qu’il a eu avec la justice. Il est vrai qu’en arrivant à cette exposition, j’ai dû faire face à un cas de conscience. Dois-je aller voir une exposition faisant l’apologie d’une personne telle que lui ? Et qui plus est avec ma petite fille de 4 ans…

Ce questionnement personnel étant passé, j’ai été agréablement surprise par le foisonnement de œuvres artistiques ayant pris comme inspiration le roi de la pop. Une fois passées les « traditionnelles » performances d’Art contemporain de danses rendant hommage à ses plus beaux pas de danse – classique dans ce type d’exposition, on y retrouve de très jolies photos de David LaChapelle.

Des portraits chronologiques mettent en avant la métamorphose physique de MJ et on découvre qu’il avait échangé avec les plus grands artistes tels que Warhol ou encore Keith Haring. J’ai enfin adoré le « mur musical » où l’on entend et voit des fans qui reprennent en cœur une de ses chansons mythiques.

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Nuit au Panthéon

Il vous manque du temps pour visiter les musées ? Quoi de mieux que les nocturnes ? Mais les vraies nocturnes… celles qui se font à la lampe torche ! C’est ce que la ville de Paris propose avec sa 3e édition de la Nuit au Panthéon jusqu’à la fin du mois. Imaginez l’obsurité dans ce lieu magique, chargé d’émotions avec comme seul guide des lampes torches ! Dépaysement et désorientation assuré ! De la Nef à la crypte (même pas peur) en passant par l’exposition du moment consacrée à Georges Clemenceau, bousculez vos habitudes de consommation artistique 😉 J’y ai (enfin) découvert le pendule de Foucault qui avait permis de prouver la rotation de la Terre ! Ou encore (plus glauque) le coeur de Léon Gambetta. (et oui, il s’appelait Léon au passage 😉
 

JR à la MEP

J’ai eu une révélation en déambulant dans l’exposition JR à la mep : ça y est, je connais des artistes connus dont j’ai vécu leur début de carrière… ça ne me rajeuni pas quand même 😉

Quoi de plus inhabituel que d’aller dans un musée, voir les œuvres d’un artiste qui expose habituellement sur les murs des villes ?

Retour en arrière, en 2001, il trouve par hasard un appareil photo oublié dans le métro, c’est le point de départ. Il part alors sur les routes des grandes villes européennes à la rencontre de leurs habitants.

Entre 2004 et 2006 il réalise « portraits de générations » des portraits de jeunes de banlieue qu’il expose, en très grand format, sur les murs de la Cité des Bosquets de Montfermeil.

Depuis il n’a eu cesse de mettre en avant les exclus. Grâce à la technique du collage photographique il expose librement, mais pas toujours, sur les murs du monde entier, attirant ainsi l’attention de ceux qui ne fréquentent pas les musées habituellement.

Mais qui est JR : un grapheur, performeur, photographe, sculpteur, cinéaste, les termes ne manquent pas pour tenter de le définir.

Et pour parler de son exposition à la Mep, je dois l’avouer elle m’a déçue. Tout y parait simple tellement elle est peu documentée. J’en ai plus appris sur sa façon de coller dans le documentaire avec Agnès Varda.

Mais bon… c’est L’Expo du moment, alors je me devais de la faire !

Franz West – Beaubourg

Je me faisais une joie d’aller à rétrospective de Franz West à Beaubourg, depuis que je l’avais découvert lors de la dernière Fiac hors les murs. Il y avait l’une de ses œuvres aux Tuileries, en face de la place Concorde.

En ce samedi pluvieux, après 30 minutes d’attente (sous un savoureux petit crachin parisien) me voilà, enfin, arrivée au niveau 2 du centre Pompidou.

Bon… et là je dois vous avouer que j’ai été quelque peu déçue. Je m’attendais à des œuvres monumentales, colorées et j’y ai trouvé des très petits dessins et des gouaches, qui seraient influencées par Klimt. Il y avait aussi des installations manipulables : ça c’était chouette et des sculptures en papier mâché.

Et enfin : le graal, ma récompense, la réponse à ma quête de cet aprèm exposition, des immenses fauteuils rose en forme d’anus. Il a en effet créé des centaines de sculptures d’extérieur, considérées comme des répliques humoristiques. On ne peut quand même pas lui enlever qu’il a une capacité d’invention plastique exceptionnelle.

Une fois de plus, Beaubourg nous transporte dans l’univers d’un artiste, lui offre une scène d’expression et nous donne à voir, découvrir nous, pauvres petits visiteurs de nouvelles créations.

Liu Bolin – Royal Monceau

J’ai eu la chance de visiter, en privé, l’exposition de Liu Bolin dans une suite du Royal Monceau – exposition qu’il a mené avec la maison de champagne Ruinart. 

On hésite toujours face à ses images : photo ou happening ? N’oublions pas que son idée de camouflage est née d’une rebellions contre le système en place en Chine 2005. 

Revenons aux bulles 🙂 C’est grâce à cette immersion dans des lieux cachés qui voient mûrir ce délicieux breuvage, que Liu Bolin met subtilement en avant les hommes et les femmes qui composent cette maison. 

Une belle occasion de pénétrer dans un lieu emblématique qu’est le Royal Monceau pour un artiste engagé ! 

La fiac, comme si vous y étiez !

Pas le temps d’aller à la fiac ?

Le site Artsper a tout prévu ! Ici !

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est la fiac (bouuuu) voici quelques éléments sur la Foire internationale d’art contemporain !

Événement incontournable de l’automne, qui se déroule depuis 1974 à Paris. Pendant plusieurs jours, cette exposition artistique et commerciale devient le lieu de rencontres internationales entre galeristes, collectionneurs, conservateurs, directeurs de musées ainsi que des personnalités du monde de l’art contemporain.

Et pour ceux qui n’auraient pas la chance de pouvoir accéder dans le Grand palais, une exposition à ciel ouvert est proposé aux Tuileries : Fiac Hors Les Murs.

Bernar Venet Musée d’Art Contemporain Lyon

Lorsque j’ai vu que le musée d’Art contemporain de Lyon proposait une rétrospective de Bernar Venet, je me suis dit : chouette, des œuvres monumentales et en acier en perpective ! Mais que nenni ! C’est plus de 170 œuvres présentées : premières performances, dessins, diagrammes, peintures, jusqu’aux photographies, œuvres sonores, films et sculptures, retraçant ainsi 60 années de création.

Toutes les étapes de sa création y est décrite. A 20 ans il disait « souhaiter retirer toute charge d’expression contenue dans l’œuvre pour la réduire à un fait matériel ». Bon… une fois qu’on a dit ça, on comprend mieux pourquoi son œuvre, présentant du goudron étalé sur le sol est réduite à son plus stricte appareil. Il s’est même approprié l’astrophysique, la physique nucléaire, la logique mathématique… qui a dit que les artistes étaient (simplement) fous !?

L’œuvre protéiforme de Bernar Venet reste encore mal connue car elle est souvent exposée partiellement. Il faut la re/contextualiser, comme toujours, pour en comprendre son intégralité afin d’en cerner l’ampleur, la complexité, la poésie et l’évidence. J’avoue ne pas avoir trouvé spécialement belles l’intégralité de ses œuvres, mais j’ai été servie en matière d’œuvres monumentales !

De quoi me rappeler son exposition à Versailles en 2011.