Conciergerie – « Détournement » Stéphane Thidet

L’année 1910 parle à tous les parisiens et plus globalement les Français. C’est l’année de la crue de la Seine. Ce que l’on sait moins, c’est que la seine s’est invitée à la conciergerie. C’est de ce souvenir lointain voir très lointain, voir en réalité pas du tout un souvenir vécu, que l’artiste Stéphane Thidet s’est inspiré. Il fait rentrer à nouveau la seine dans cette grande salle, haut lieu de l’Histoire lié à l’enfermement et à la détention. C’est par infraction que la seine s’est à nouveau invitée favorisant ainsi une rencontre inédite entre ce bâtiment puissant, inviolable et le fleuve. Grâce à cette exposition on s’interroge sur la place de la seine de notre capitale, à son rôle naturel, historique et structurel. Et nous incite naturellement à nous poser la question de la réappropriation du fleuve, de ses berges et sur le devenir de l’île de la cité.

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Foujita – Musée Maillol

Vous prenez un artiste japonais dans les années folles qui adore les chats et vous obtenez la nouvelle exposition du musée Maillol, de quoi me séduire ! L’artiste Foujita, le plus parisien des Japonais, débarque à Paris en 1913 juste avant la première guerre mondiale. C’est son rêve depuis qu’il est tout petit de venir visiter cette belle et grande capitale. Après le fauvisme et le cubisme, autant dire que l’art foisonne d’idées et de couleurs. C’est grâce à une rencontre avec Picasso qu’il est introduit dans le monde artistique de Montparnasse. Grâce à ses racines orientales, il réintroduit, prolonge le style japonisant tant apprécié et révélé par les impressionnistes quelques décennies plus tôt.

Ses œuvres prouvent qu’il est important d’avoir du talent mais encore plus important d’avoir quelque chose à raconter que les voyages sont des expériences enrichissantes à vivre. Il a par ailleurs su apporter de la sérénité à ce quartier d’artistes quelque peu dévergondé …

Détenues – Bettina Rheims Château de Vincennes

« Détenues » C’est le nom de l’exposition photos du moment au Château de Vincennes – dans la sainte Chapelle pour être plus précise. 50 photographies – portraits de l’artiste Bettina Rheims. Exposer des photos de femmes prisonnières dans un lieu Saint, quel scandale ! Pas tant que ça, quand on sait que le donjon de Vincennes servi dès le XVÈME siècle et jusqu’en 1784 de prison pour les femmes.

C’est l’univers carcéral qui se confronte au monde artistique. Comment se construire, se représenter, être femme dans un lieu clos, privé de liberté. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la raison qui les avait conduite ici – à imaginer leur vie, à me mettre à leur place, encore plus que d’habitude.

Ces femmes sont lumineuses et touchantes et magnifient ce lieu.

Une fois de plus, B.Rheims aura réussi à nous toucher avec des portraits de femmes.

Exposition : « Artistes & Robots » au Grand Palais

hâte de la visiter !

Phenixwebtv

Cette exposition invite tous les publics à expérimenter des œuvres créées par des artistes à l’aide de robots de plus en plus intelligents. Une trentaine d’œuvres nous donne accès au monde virtuel immersif et interactif, à l’expérience sensible du corps augmenté, de l’espace et du temps bouleversés.

Raquel Kogan, Reflexao #2, © Raquel Kogan / photo Domingues Freitas – Thomas Granovsky

Dans une société de plus en plus machinisée, les artistes s’intéressent d’autant plus aux robots que l’intelligence arti cielle est en train de bouleverser l’existence des humains et jusqu’à la condition de l’œuvre d’art : sa production, son exposition, sa diffusion, sa conservation, sa réception.

À ce jeu dangereux, ils ont une longue expérience : depuis les grottes préhistoriques, les artistes ont su jouer de leur milieu technique. Leur travail est d’autant plus surprenant qu’ils ont à leur service des logiciels de plus en plus puissants, qui donnent à…

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Les Hollandais à Paris – Petit Palais

Vous en connaissez, vous, des peintres Hollandais ? A part Van Gogh je veux dire. Non ? Moi non plus ! Bien que je sois effectivement archi – diablement – carrément addictofan (oui, j’invente des mots, je fais ce que je veux) de Vincent, je ne connaissais aucun de ses compatriotes avant la nouvelle expo du Petit Palais.

C’est avec un parcours chronologique (oh qu’on les aime ces parcours par dates, on se repère mieux je trouve, non ? pas vous ?) donc, ce parcours nous raconte les liens qui se sont noués entre les artistes hollandais et leurs confères français, les influences, échanges et enrichissements mutuels à travers les figures de 9 peintres hollandais. Il faut dire que ces artistes hollandais avaient besoin d’inspiration et de renouvellement pour qu’on cesse de les comparer à Rembrandt ou Rubens – ils seront ainsi bousculés par la créativité française. (Enfin à parisienne surtout 😉

Gérard van Spaendonck pour la fin du XVIIIe et Ary Scheffer pour la génération romantique. Jacob Maris, Johan Jongkind et Frederik Kaemmerer pour le milieu du XIXe siècle et enfin, George Breitner, Vincent van Gogh, Kees van Dongen et Piet Mondrian pour la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.

Leurs oeuvres sont présentées aux côtés de celles d’artistes français contemporains comme Géricault, David, Corot, Millet, Boudin, Monet, Cézanne, Signac, Braque, Picasso pour y donner à voir les correspondances et comparaisons.

Ce sont au total 115 oeuvres venus des Pays-Bas, mais aussi d’autres musées européens qui nous sont offerts pour démontrer l’influence des artistes français sur les peintres hollandais venus en France pour profiter des opportunités de carrière, d’un marché de l’art émergent, et visiter les nombreux musées aux riches collections.

La scénographie est très bien pensée et laisse respirer les oeuvres – petit cadeau au cours de votre visite, un atelier éphémère et participatif – dont voici quelques clichés (volés) oups, pas le droit de faire des photos 😉

Lafayette Anticipations – Fondation Galeries Lafayette

Après la Fondation Ricard, la Fondation Cartier ou encore la Fondation Louis Vuitton (pas celle du Bois de Boulogne heinnn, celle d’avant, sur les Champs Elysées, #Souvenirs #SeulsLesVraisConnaissent) c’est au tour des Galeries Lafayette de monter la sienne ! C’est ce 10 mars qu’était inauguré « Lafayette Anticipations », centre d’art polymorphe repensé par l’architecte Rem Koolhaas. Ce laboratoire de création est pour son ouverture investi par Lutz Bacher qui a rempli ce lieu de paillettes, reflétant à merveille la jolie lumière cognant les baie vitrées.

Bon…. on ne va pas se mentir, les expos à venir seront très certainement très (très) élitistes et et risquent de servir la soupe aux détracteurs (#NonConnaisseurs) de l’art contemporain. Vous pouvez néanmoins y aller pour admirer ce lieu, historique puisque construit en 1891 pour le BHV. Il a eu plusieurs destinées : entrepôt, institution de jeunes filles ou encore atelier de préparation de chapeaux de paille. Enfin ne loupez pas les planchers mobiles superposés rendant le lieu modulable et surprenant à chacune de vos déambulations.

Une balade culturelle à Toulouse

Il m’arrive de passer le périph, si si je vous assure ! Plus fort encore… de changer de région. C’est l’air de Toulouse que j’ai décidé de tester ce week-end. Quoi de mieux pour parcourir cette jolie ville rosée et animée qu’un plan des musées à explorer !

Démarrage par le musée des abattoirs. Beaucoup d’artistes présentés, parmi ceux qui m’ont touchés, les gagnants du Prix Mezzanine Sud. Dont Nicolas Daubanes qui a réalisé des paysages à partir de poudre de fer, impressionnant. J’ai beaucoup aimé aussi l’installation onirique de Vivien Roubaud qui propose des lustres tournants dans des sphères en plastique.

J’ai poursuivi ma balade culturelle avec la traversée de la Garonne, qui m’a amenée dans un drôle de lieu : le Château d’Eau. Vincent Fournier y présente ses photos autour de l’espace. Mise en scène de lieux mythiques de l’exploration spatiale. Est présente également une série sur des machines et sur leur place dans la Société. On a presque de l’empathie pour les robots !

Et j’ai terminé ma balade par la fondation Bemberg. Une grande collection, des « anciens » artistes du 18ème siècle, à l’art plus moderne avec des Impressionnistes, Fauvistes et autre Pointillistes.