La lune – Grand Palais

Qu’est qui est rond, tourne autour de nous, détermine le début du Ramandan, est à l’origine des marées…. et de tellement d’autres choses… la lune !

Il était normal, en cet anniversaire de dépucelage qu’un musée lui consacre une rétrospective et oui, cela fait 50ans qu’un homme lui a « marché » dessus.

Après des explications « scientifiques » photos et textos du Palais de la découverte à l’appui, des 1ers clichés de la lune, de la terre depuis la lune, l’exposition met en lumière les artistes qui se sont inspirés d’elle.

On y découvre Yinka Shonibare qui prend les codes vestimentaires du Wax pour créer des costumes à des cosmonautes, des films utilisant l’image de la lune et pléthore de tableaux ou l’astre y apparaît dans la dernière partie de l’expo, on peut rebaptiser cette dernière salle #MoonAddict.

La lune fascine depuis des siècles les artistes. Comme le dessinateur Thomas Harriot qui dit son portrait en 1609. Ou encore les 1ères photos prises en 1890.

Même Man Ray s’est essayé à réinventer la lune en photo, pour une publicité pour de l’électricité.

Grâce aux petits textes accompagnants la plupart des œuvres de cette exposition, (textes compréhensibles, assez rares pour être signalé !) on apprend que la lune s’éloigne de la terre d’environ 3,8cm chaque année, ceci étant dû aux phénomènes des marées. Soit l’équivalent de ce qui est représenté sur cette photo.

En vrac :

J’ai adoré la jolie et poétique installation de Ange Leccia. #RetourEnEnfance #MamanAllumeLaLumiereJaiPeur

Vrai bonheur de voir le Paysage bleu de Marc Chagall.

Découverte d’un artiste russe Loenid Tishkov, qui fait voyager le croissant de lune.

J’avoue mettre rendue par hasard à cette expo mais que j’en ressort ravie ! Je ne regarderai plus jamais la lune de la même manière !

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Helena Rubinstein – Musée d’Art et d’Histoire du judaïsme

Vous voulez prendre des cours de marketing beauté, découvrir les plus beaux tableaux du XXe siècle et rencontrer une femme extraordinaire ?

Rendez-vous au Musée d’Art et d’Histoire du judaïsme pour le récit de la vie incroyable d’Helena Rubinstein : femme d’affaires, collectionneuse et précurseuse.

Par où commencer ? Après de supposées études scientifiques, elle se lance dans la création de produits de beauté pour femmes. Elle avait déjà tout compris au marketing : pourquoi faire payer pas cher un produit qu’une femme pourrait payer cher ? C’est avec cette stratégie de produits scientifiquement prouvés qu’elle développe des salons de beauté modernes avec sur leurs murs des œuvres d’art.

Après avoir fait le tour du monde, c’est à Paris qu’elle installe son premier institut en 1909 ainsi que des bureaux et ses appartements familiaux. Mais comme il faut beaucoup de place pour les nombreux tableaux qu’elle acquière, elle achète l’immeuble du 52 rue du Faubourg-Saint-Honoré. Elle est comme ça Helena. Elle donne de splendides réceptions, entourées de tableaux de Vuillard, Utrillo, Léger. Début des années 1930, elle crée un prix annuel pour soutenir la jeune création artistique française.

Évidemment cette exposition a une résonance particulière dans ce musée précisément. H. Rubinstein ayant fui l’Europe pour l’Amérique. C’est à ce moment qu’était né une concurrence avec Elisather Arden, concurrent nommée

« La guerre des poudres »

Et cerise sur le gâteau : c’est à elle qu’on doit le 1e mascara waterproof : cimer meuf.

Nabis – Musée du Luxembourg

J’ai toujours du mal à me décider à me rendre au musée du Luxembourg tant il est exiguë mais surtout tellement les visiteurs sont… quelque peu sur le déclin. En d’autres termes, ça sent le vieux et qui dit vieux dit foule stagnante devant les tableaux, volume des conversations au plus haut (#PaieToiUnSonotone) et regards désobligeants lorsque j’ose sortir mon téléphone pour vous faire de jolies photos. Mais bon, j’avais quand même vachement envie d’aller voir de plus près ces retraités, enfin non l’expo sur les Nabis! Me voilà donc en route pour le 6e arrondissement de Paris.

Les Nabis, c’est qui, c’est quoi ? Un petit groupe de jeunes artistes fascinés par la peinture de Gauguin qui ont dit fuck à l’impressionnisme qu’il jugeaient trop proche de la réalité. Nabis signifie « prophètes » en hébreu, rien que ça !

Ils ont voulu abolir la frontière entre beaux arts et arts appliqués et se sont inspirés de la littérature, du théâtre et de la poésie.

On ressent quoi devant leurs tableaux ? La vie ! Grâce à des œuvres originales, joyeuses et rythmées.

Beaucoup de ces peintres recevaient des commandes pour orner les intérieurs contemporains. Ils avaient le désir de créer un art accessible à tous.

Quand on pense à ce courant, ce sont surtout les fleurs qui viennent à l’esprit. En effet, c’est en 1891 qu’apparaît pour la 1e fois des motifs végétaux et des figures féminines grâce à Pierre Bonnard.

Il sera suivi par Maurice Denis, Edouard Vuillard et Ker-Xavier Roussel.

En parallèle ils développent un intérêt pour le Japonisme en visitant une expo au printemps 1890. Ils apprécient particulièrement la simplification des formes, les couleurs vives et la fantaisie décorative qu’offre la culture japonaise.

De cet engouement naîtra notamment une revue pour les #JapanAddict « Le Japon artistique » destinée à faire connaître les techniques traditionnelles japonaises et les grands artistes.

On ressort revigoré de cette petite (car il faut bien l’admettre, il y a peu d’œuvres présentées) parenthèse nabisnienne. Oui j’invente des mots, je fais ce que je veux, c’est bon blog.

Fondation Yves Saint Laurent

Vous êtes-vous déjà demandé un jour, si vous n’aviez pas pris telle ou telle décision comment aurait été votre avenir ?

Dans le cas présent de cette nouvelle exposition que j’aimerais vous faire découvrir, tout commença par une belle « synchronicité » bien que triste.

Et si Dior n’était pas mort ? Et si à cette époque le jeune Yves Saint Laurent n’avait pas repris les rênes de cette maison ? Évidemment il fallait bien plus qu’un mauvais coup du sort pour l’empêcher de devenir ce qu’il est devenu.

Puisque YSL est un créateur depuis sa plus tendre enfance – il dessinait déjà adolescent des costumes de théâtre.m et remporta un prix pour ses créations.

Vous l’aurez certainement deviné, je me suis enfin rendu à la fondation Yves Saint-Laurent.

Outre la beauté du lieu, près d’Alma-Marceau, c’est la modernité de ses créations qui surprend. Le créateur et son célèbre acolyte Pierre Bergé ont réussi à créer une maison haute couture accessible à la parisienne fan de Prisunic.

YLS aimait la peinture et a donc mis en avant dans ses peintres préférés : Picasso Matisse ou encore Mondrian. Il s’est également inspiré de grandes époques ; du Moyen Âge ou encore la révolution espagnole.

Il explore l’histoire de la mode au travers de sa création et transforme des toges antiques en robes du soir drapées.

Ce lieu est également l’occasion d’y voir un film émouvant retraçant l’histoire croisée de YSL et BG : du travail à l’amour ainsi qu’une immersion dans son atelier… un moment très émouvant.

La maison a officiellement arrêtée en 2002. Cette fondation parisienne est la deuxième, avec celle de Marrakech, ville tendrement affectionnée par ses deux amoureux de la mode.

Fondation Louis Vuitton – collection Samuel Courtauld

Pour une fan inconditionnelle comme moi des impressionnistes me rendre à la Fondation Louis Vuitton pour découvrir la collection de Samuel Courtauld fut une immense joie.

Mais c’est qui ce Samuel !? Un mécène anglais, qui possédait l’une des plus significatives collections de peintres impressionnistes et rassemblés pour la première fois à Paris depuis 60 ans ! (Nan mais quelle chance d’habiter à Paris quand même !)

C’est donc à vélo que je me suis rendue dans ce musée bateau, bah oui il ressemble quand même vachement à un bateau l’ouvre de Frank Gehry.

Samuel a donc fait sa carrière dans le textile et avait décidé de faire un don de 50 000 lives à la National Galery. Cette dernière étant en travaux, nous avons la chance de voir sa collection en France ! Et c’est plutôt normal honnêtement que certains tableaux soient « de retour » ici.

Car l’exposition réunit les chefs-d’œuvre des plus grandes peintures françaises de la fin du XIXème siècle et du tout début du XXème siècle : Manet, Seurat, Cézanne, Van Gogh, Gauguin.

Vous y verrez quels tableaux ?

Bar aux Folies-Bergère de Manet (1882) 

Nevermore de Gauguin (1897)

La Loge de Renoir (1874)

La femme se poudrant de Seurat (1889)

L’autoportrait à l’oreille bandée de Van Gogh (1889). Ainsi qu’une sublime collection d’aquarelles de Turner.

En sortant de cette exposition, vous vous demandez peut-être comme moi, mais que serait l’art sans les riches ? Et que serait devenu le jardin d’acclimatation sans Arnault. Car avec le billet de la fondation vous pourrez vous y balader à l’oeil 🙂 Merci qui ?

Accord de Paris – Galerie Mathgoth BORDALO II

Quand l’art urbain rencontre l’écologie ou plutôt quand l’écologie rencontre l’art urbain…. enfin les 2 sens peuvent fonctionner pour décrire cette exposition.

Et c’est l’artiste BORDALO II (le 1e étant son père) qui expose en ce moment à la galerie Mathgoth, dans la 13e, ses œuvres écologiquement engagées. Je ne connaissais pas cette galerie… disons qu’on est loin du charme des lieux cosy du 4e mais cet espace brut et atypique de plus de 700m2 s’inscrit bien dans l’univers de cet EcoloArtiste.

Vous y retrouverez quoi ? Une trentaine de sculptures d’animaux, menacés d’extinction, réalisées à partir de déchets plastiques, symbolisant les conséquences désastreuses de la mondialisation.

Ce que j’en ai pensé : ouais mais c’est trop fastoche de faire les poubelles et de faire une œuvre de ses trouvailles ! Bah en fait… non ! Cela demande un travail minutieux, de la patience et de la recherche précise pour trouver LE bon objet, de LA bonne couleur pour représenter l’animal.

Amusez-vous à imaginer la fonction 1ère des bouts de plastique, bouchons et autres planches de bois composants les œuvres.

Rdv à la galerie Mathgoth pour y re-découvrir cet Arcimboldo écolo du 21e siècle. C’est coloré, engagé, rafraîchissant et surtout rassurant car c’est autant de déchets en moins dans les océans !

Michael Jackson – Grand Palais

Plus que quelques jours pour vous rendre à l’exposition « Michael Jackson on the Wall » au Grand palais.

Enfin, si comme moi vous passez outre les « petits» démêlés qu’il a eu avec la justice. Il est vrai qu’en arrivant à cette exposition, j’ai dû faire face à un cas de conscience. Dois-je aller voir une exposition faisant l’apologie d’une personne telle que lui ? Et qui plus est avec ma petite fille de 4 ans…

Ce questionnement personnel étant passé, j’ai été agréablement surprise par le foisonnement de œuvres artistiques ayant pris comme inspiration le roi de la pop. Une fois passées les « traditionnelles » performances d’Art contemporain de danses rendant hommage à ses plus beaux pas de danse – classique dans ce type d’exposition, on y retrouve de très jolies photos de David LaChapelle.

Des portraits chronologiques mettent en avant la métamorphose physique de MJ et on découvre qu’il avait échangé avec les plus grands artistes tels que Warhol ou encore Keith Haring. J’ai enfin adoré le « mur musical » où l’on entend et voit des fans qui reprennent en cœur une de ses chansons mythiques.