Gaité Lyrique – Capitaine Futur et La Super Nature

Vous connaissez Capitaine Futur ? Ce personnage fictif et mystérieux qui depuis 2011 sert de fil conducteur et de guide dans les divers événements de la Gaité Lyrique.

Cette fois, on explore avec lui le « Wild Wide Web » une sorte de jungle merveilleuse entre art et technologie.

Encore une exposition numérique, me direz-vous ? Et oui … il est grand temps que j’aille me recharger à Orsay 🙂

J’ai donc fait la rencontre de fleurs bioluminescentes, de robots méduses, de nuages connectés …

un chouette moment à faire avec des enfants et leur proposer également un des ateliers « Robigami » ou l’art de créer un robot en origami.

Publicités

L’atelier des lumières – Centre d’art numérique

Imaginez une ancienne fonderie datant de 1835 transformée en lieu complément artistiquement fou… l’atelier des lumières : 2000 m2, 140 vidéoprojecteurs et 50 enceintes. Cette technologie et scénographie permet de littéralement rentrer dans les œuvres, 3000 images dont des tableaux de Klimt entre autres au son de valses de Vienne.

C’est davantage un spectacle numérique qu’on vient voir, plus qu’une exposition. Mais qu’importe on en ressort ébloui et désorienté.

Ça m’a fait pensé à l’expérience vécue à la Halle de la Villette – mais en moins bien selon moi car ici les tableaux sont « travaillés » « trafiqués » alors qu’à la Villette les tableaux étaient tels que, on avait moins la sensation d’un spectacle.

Au diapason du monde – Fondation LV

Déjà 4 ans que la fondation Louis Vuitton a ouvert ses portes. Pour cette nouvelle exposition, la Collection de Bernard Arnault est à nouveau à l’honneur dans ses murs. 29 artistes propose la relation de l’homme au monde actuel. Je me suis ainsi retrouvée face a un joyeux « bazar » artistique. Ça foisonnait dans tous les sens. Néanmoins j’ai été enchantée par la grande salle so Kawaï offerte par Murakami 💖. Nous offrant un ours géant sur fond de fleurs colorées. Et toujours Yves Klein dont on ne lasse pas de son bleu infini. Heureuse également de revoir « la Ballade de Trotski » et son iconique cheval empaillé suspendu. Enfin dans les autres œuvres qui m’auront marquées, la jolie reprise des bords d’Asnieres sur Seine de Seurat par Wilhelm Sasnal.

En plus de cette collection éclectique, c’est toujours un bonheur de visiter ce lieu féerique offrant une vue splendide sur Paris et le bois de Boulogne.

Artistes et Robots Grand Palais

Un robot peut-il créer de l’art ? En sortant de l’exposition au Grand Palais, vous ne pourrez plus dire non. Beaucoup d’émotions mélangées lors de cette visite : l’interrogation : une machine peut vraiment créer ? Et ce sentiment d’être aux prémisses d’une révolution technologique. Bien que les robots et l’intelligence artificielle aient déjà beaucoup investi nos vies.

Lors de cette visite, j’ai eu l’impression d’être à l’une des époques charnières de l’art (Yves Klein et ses monochromes, Andy Warhol et ses sérigraphies…) Ce sentiment que l’on bascule dans une autre époque, une nouvelle façon de voir et de concevoir les choses mais surtout l’art !

Conciergerie – « Détournement » Stéphane Thidet

L’année 1910 parle à tous les parisiens et plus globalement les Français. C’est l’année de la crue de la Seine. Ce que l’on sait moins, c’est que la seine s’est invitée à la conciergerie. C’est de ce souvenir lointain voir très lointain, voir en réalité pas du tout un souvenir vécu, que l’artiste Stéphane Thidet s’est inspiré. Il fait rentrer à nouveau la seine dans cette grande salle, haut lieu de l’Histoire lié à l’enfermement et à la détention. C’est par infraction que la seine s’est à nouveau invitée favorisant ainsi une rencontre inédite entre ce bâtiment puissant, inviolable et le fleuve. Grâce à cette exposition on s’interroge sur la place de la seine de notre capitale, à son rôle naturel, historique et structurel. Et nous incite naturellement à nous poser la question de la réappropriation du fleuve, de ses berges et sur le devenir de l’île de la cité.

Foujita – Musée Maillol

Vous prenez un artiste japonais dans les années folles qui adore les chats et vous obtenez la nouvelle exposition du musée Maillol, de quoi me séduire ! L’artiste Foujita, le plus parisien des Japonais, débarque à Paris en 1913 juste avant la première guerre mondiale. C’est son rêve depuis qu’il est tout petit de venir visiter cette belle et grande capitale. Après le fauvisme et le cubisme, autant dire que l’art foisonne d’idées et de couleurs. C’est grâce à une rencontre avec Picasso qu’il est introduit dans le monde artistique de Montparnasse. Grâce à ses racines orientales, il réintroduit, prolonge le style japonisant tant apprécié et révélé par les impressionnistes quelques décennies plus tôt.

Ses œuvres prouvent qu’il est important d’avoir du talent mais encore plus important d’avoir quelque chose à raconter que les voyages sont des expériences enrichissantes à vivre. Il a par ailleurs su apporter de la sérénité à ce quartier d’artistes quelque peu dévergondé …

Détenues – Bettina Rheims Château de Vincennes

« Détenues » C’est le nom de l’exposition photos du moment au Château de Vincennes – dans la sainte Chapelle pour être plus précise. 50 photographies – portraits de l’artiste Bettina Rheims. Exposer des photos de femmes prisonnières dans un lieu Saint, quel scandale ! Pas tant que ça, quand on sait que le donjon de Vincennes servi dès le XVÈME siècle et jusqu’en 1784 de prison pour les femmes.

C’est l’univers carcéral qui se confronte au monde artistique. Comment se construire, se représenter, être femme dans un lieu clos, privé de liberté. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la raison qui les avait conduite ici – à imaginer leur vie, à me mettre à leur place, encore plus que d’habitude.

Ces femmes sont lumineuses et touchantes et magnifient ce lieu.

Une fois de plus, B.Rheims aura réussi à nous toucher avec des portraits de femmes.