Les Hollandais à Paris – Petit Palais

Vous en connaissez, vous, des peintres Hollandais ? A part Van Gogh je veux dire. Non ? Moi non plus ! Bien que je sois effectivement archi – diablement – carrément addictofan (oui, j’invente des mots, je fais ce que je veux) de Vincent, je ne connaissais aucun de ses compatriotes avant la nouvelle expo du Petit Palais.

C’est avec un parcours chronologique (oh qu’on les aime ces parcours par dates, on se repère mieux je trouve, non ? pas vous ?) donc, ce parcours nous raconte les liens qui se sont noués entre les artistes hollandais et leurs confères français, les influences, échanges et enrichissements mutuels à travers les figures de 9 peintres hollandais. Il faut dire que ces artistes hollandais avaient besoin d’inspiration et de renouvellement pour qu’on cesse de les comparer à Rembrandt ou Rubens – ils seront ainsi bousculés par la créativité française. (Enfin à parisienne surtout 😉

Gérard van Spaendonck pour la fin du XVIIIe et Ary Scheffer pour la génération romantique. Jacob Maris, Johan Jongkind et Frederik Kaemmerer pour le milieu du XIXe siècle et enfin, George Breitner, Vincent van Gogh, Kees van Dongen et Piet Mondrian pour la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.

Leurs oeuvres sont présentées aux côtés de celles d’artistes français contemporains comme Géricault, David, Corot, Millet, Boudin, Monet, Cézanne, Signac, Braque, Picasso pour y donner à voir les correspondances et comparaisons.

Ce sont au total 115 oeuvres venus des Pays-Bas, mais aussi d’autres musées européens qui nous sont offerts pour démontrer l’influence des artistes français sur les peintres hollandais venus en France pour profiter des opportunités de carrière, d’un marché de l’art émergent, et visiter les nombreux musées aux riches collections.

La scénographie est très bien pensée et laisse respirer les oeuvres – petit cadeau au cours de votre visite, un atelier éphémère et participatif – dont voici quelques clichés (volés) oups, pas le droit de faire des photos 😉

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Guimet – Enquêtes vagabondes

Ah le musée Guimet ! Quel bonheur ! Situé sur la place Iéna, au pied de la Tour Eiffel. La simple vue depuis ses marches enchanterait le plus blasé des parisiens.

Son nom lui vient d’Émile Guimet, un personnage hors du commun. Artiste, autodidacte né dans une famille cultivée de la grande bourgeoisie, sa vie révèle une inépuisable curiosité et un certain anticonformiste. Il crée des musées, des revues et un théâtre – il est également grand collectionneur en plus d’être orientaliste et industriel.

Il souhaite étudier les religions d’Asie. Pour ce faire il sollicite une mission auprès du ministère de l’instruction publique et des Beaux-Arts.

C’est ce voyage de 1876 que cette exposition nous fait partager.

Le périple Asiatique d’Emile Guimet partagé avec Félix Régamey, illustrateur et caricaturiste. On feuillette avec bonheur leurs carnets de voyage, de Singapour en Chine en passant évidemment par le Japon. Pour témoigner de leur passage Felix Régamey peint des tableaux, dont beaucoup sont exposés.

Au gré de ce voyage, ce collectionneur recueille sculptures, peintures et objets, manuscrits et livres destinés à l’œuvre de sa vie : dresser un tableau comparé des religions.

Le fruit de ses trouvailles trouvera sa place dans le musée de la place Iéna en 1889.

La scénographie des salles de ce musée étant petite et assez sombre, on a vraiment l’impression de rentrer dans les toiles.

On y découvre également le bleu, Dit le «Bleu Guimet ».

Cy Twombly – Beaubourg

 

J’ai d’abord cru à une blague en rentrant dans la première salle. Sur les murs, de grandes toiles avec une sorte de gribouillis d’enfants dessus. J’ai rarement été aussi désagréablement surprise par une exposition. Mais peut-être aurait-il fallu que je creuse davantage l’histoire de ce peintre américain Cy Twimbly né dans le sud des États-Unis en 1928.

Mais même après la lecture de certains passages de sa vie et du petit guide offert par Beaubourg, je ne comprends toujours ses « œuvres ». En recontextualisant ses peintures, je pense que certains de ses contemporains offraient des résultats plus intéressants. Mais c’est juste mon avis !

L’Amérique des années 30 – Musée de l’Orangerie

Vite vite, plus que quelques jours pour visiter l’expo de l’art américain des années 30 ! Entre la fameuse toile de Grant Wood du couple de fermiers séchés par le labeur et l’austérité, plantés sans joie devant leur petite maison du Midwest et le paquet de « Wrigle’s » de Charles Green Shaw, c’est toute la période sombre des US qui défile sous vos yeux. Sombre période, entre 2 catastrophe : le krach de 1929 et la Guerre. On comprend mieux comment les américains ont vécu cette Grande dépression, à l’image des silences et de la mélancolie urbaine des tableaux d’Edward Hopper. (que j’adore!)

S’il vous reste encore un peu de temps, passez donc voir les Nymphéas de Claude (Monet)